ÉLECTIONS EN HAÏTI: L'OEA IMPOSE UNE DATE BUTOIR À JOVENEL MOÏSE


INDIS, mercredi 2 septembre 2020.-Dans une lettre daté du mercredi 26 août 2020, adressée au président de la république, Jovenel Moïse, le secrétaire général de l’Organisation des États Américains (OEA), Luis Almagro, a ordonné formellement au chef de l’État haïtien, d’organiser les élections législatives, à la fin du mois de janvier de l’année prochaine au plus tard.


« Il est impératif d’organiser les élections législatives à la fin du mois de janvier de l’année prochaine au plus tard, pour restaurer, en toute sérénité, un parlement fonctionnel puis, le moment venu, de respecter les échéances électorales, afin de procéder au transfert démocratique du pouvoir exécutif », a écrit le secrétaire général, Luis Almagro au président Moïse.


Dans l'optique de faciliter le rétablissement de l'équilibre dans le système démocratique haïtien, interrompu depuis le dysfonctionnement du parlement, le secrétaire général de l’organisation hémisphérique, presse le Président d’Haïti, en sa qualité de chef d'État démocratiquement élu, de poser les premières pierres indispensables à l’établissement d’un processus électoral techniquement viable et conforme aux réalités préoccupantes de l’heure.


« La continuité de l’ordre démocratique, socle de l’ensemble de nos démarches, ne saurait se conjuguer sans ce processus précédemment évoqué tout comme elle ne saurait exister sans vos démarches de progrès et d’humanisme qui ne cessent de guider votre administration et ont déjà marqué d’une empreinte indélébile le destin de votre pays », a souligné le numero 1 de l'OEA, tout en réitérant la solidarité et l’engagement de l’organisation à soutenir tout effort entrepris dans le cadre de la promotion et du renforcement de la démocratie, pour une stabilité politique durable et un développement économique inclusif.


Cette injonction diplomatique survient dans un contexte socio-politique fragile. D'un côté, un climat d’insécurité qui se dégrade de manière spectaculaire ces derniers jours dans le pays; d'un autre côté, la polarisation du climat politique, caractérisée par le refus des acteurs de l’opposition et de la société civile d’intégrer le processus électoral.


On assiste déjà aux difficultés du pouvoir à former un nouveau Conseil Électoral Provisoire (CEP) pour remplacer ses membres démissionnés, le 24 juillet 2020.

L’épineuse question relative au changement de la constitution, prend de plus en plus de place dans l'opinion publique.


La polémique sur la date de la fin du mandat du président Jovenel Moïse, 7 février 2021 ou 7 février 2022, contribue à miner la conjoncture.


Il convient de souligner une offensive internationale, considérée comme de l’ingérence. Les États-Unis, il y a une semaine, ont demandé au Président Moïse de limiter ses décrets au besoin des élections. L’OEA cette semaine a fixé un calendrier.


Sur le terrain, les appels répétés de certaines voix de l’opposition contre l’organisation des élections sous la présidence de Jovenel Moïse, tendent à orienter l’opinion et à compliquer davantage la situation. Fin


Servilius Jean Robenson


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