BANDITISME: LES FORCES ARMÉES D'HAÏTI VONT ÊTRE DÉPLOYÉES DANS L'ARTIBONITE


INDIS, dimanche 6 septembre 2020.- Le président Jovenel Moïse a annoncé, qu'il ordonnera le déploiement des Forces Armées d'Haïti (FAd'H), afin de lutter contre le banditisme dans la vallée de l’Artibonite où des gangs armés, terrorisent la population, perturbent les activités agricoles, la circulation des personnes, des marchandises et des denrées.


Lors de sa visite ce vendredi 4 septembre, à Pont-Sondé, au nord de la ville de St Marc, Jovenel Moïse visiblement agacé, a déclaré que le moment est venu de mettre fin au règne des bandits dans la vallée de l'Artibonite.


« Je sais que cela va provoquer des remous : M ap met lame Dayiti nan bounda yo », (je les ferai traquer par l’armée), a lancé le chef de l'Etat.


« Je veux la paix dans la vallée de l’Artibonite qui compte 8 communes et 27 sections communales », a dit Jovenel Moïse, qui a appelé ses ministres de la Défense et de la Justice à travailler en synergie, pour atteindre cet objectif.


Rétablies le 18 novembre 2017, les Forces Armées d'Haïti (FAdH) sont opérationnelles depuis le 14 août 2019, suite à la sortie de leur première classe de soldats. Elles comptent un noyau d’environ 450 membres, répartis en une vingtaine d'officiers, une cinquantaine de sous-officiers, 250 soldats, quelques cadres supérieurs, dont les membres du haut état-major.


Démobilisées par le Président Jean Bertrand Aristide en 1995, suite à son retour après plus de 3 années d'exil, provoqué par le coup d’état militaire sanglant du 30 septembre 1991, instaurant un régime putschiste, démantelé par l’armée américaine en 1994, le rétablissement des FAdH, est considérée, comme l'une des rares promesses tenues par le Président Jovenel Moïse depuis son accession au pouvoir, le 7 février 2017.


« Je sais que vous êtes exaspérés. Cette situation est inacceptable », a concédé le chef de l’Etat, qui a réitéré sa volonté de sécuriser la population.


Cette sortie du président Moïse dans le département de l'Artibonite, intervient dans un contexte où l'insécurité constitue le cauchemar des haïtiens.


Des actes de banditisme de toutes sortes: assassinats et incendies... s’enchainent, particulièrement dans la capitale.


Le lundi 31 août 2020, des bandits en toute quiétude ont sémé la terreur au Bel-Air, quartier populaire non loin du palais national. Plus d’une dizaine de personnes assassinées et des maisons incendiées en plein jour, ont obligé des centaines de familles à vider les lieux.

Un officier de police, Kadafi Saphir a été tué ce jeudi 3 septembre, à Léogâne, au sud de Port-au-Prince.


Des individus lourdement armés, assimilés à la fédération de gangs, dénommée "G-9, fanmi et alliés" dirigé par un ancien policier, « recherché par la police », enlèvent le sommeil aux populations de Delmas 2, de Delmas 4, de Delmas 6, du Bel air et des environs. Des enfants, des personnes âgées et des femmes sont terrorisés.


Des secteurs de l’opposition et de la société civile, accusent le pouvoir d’être en complicité avec les gangs. Fin



Servilius Jean Robenson


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