COMMÉMORATION : LE DEUXIÈME ASSASSINAT DE DESSALINES N’A PAS EU LIEU


INDIS, samedi 17 octobre 2020.- L’assassinat de Dessalines, commémoré dans la division une fois de plus.


Aux environs de 8 heures, ce samedi 17 octobre, le président Jovenel Moïse, accompagné de son épouse, de son Premier ministre, des membres du gouvernement, du commandant en chef des Forces Armées d’Haïti (FAd’H), du directeur général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), entre autres, s’était rendu au Musée du Panthéon National (MUPANAH) au Champs-de-Mars, pour commémorer le deux-cent-quatorzième anniversaire de l’assassinat de Jean-Jacques Dessalines, père fondateur de la patrie, en y déposant une gerbe de fleurs.


Pour exprimer leurs grognes, des opposants à la présidence de Jovenel Moïse, ont choisi depuis 3 ans, les principales dates historiques du pays, comme le 17 octobre, anniversaire de l’assassinat de Dessalines ou celle du 18 novembre, qui rappelle la victoire des troupes indigènes commandées par Jean Jacques Dessalines, sur celles de Napoleon Bonaparte, commandées par Donatien Rochambeau, en 1803, à Vertieres, entrée nord du Cap-Haïtien.


Ils avaient réussi une grande mobilisation en 2017. Des agents de la sécurité présidentielle étaient sortis blessés au « Pont-Rouge.» Le cortège des autorités a été attaqué sur le trajet Dessalines-Port-au-Prince. Le président Jovenel Moïse a dû faire le voyage du retour par la voie aérienne.


Cette année, la journée promettait d’être explosive. L’opposition annonçait la manifestation finale pour renverser Jovenel Moise. G9 fanmi et alliés, regroupement de gangs armés mettaient en garde les potentiels manifestants. Fantômes 509, un autre groupe armé, composé de dissidents de la Police Nationale d’Haïti (PNH), projetaient eux aussi de précipiter le chaos.


Mise à part quelques escarmouches qui auraient fait au moins un blessé, la valse de violence redoutée n’a pas été constatée, en ce 17 octobre 2020.


On dirait que le deuxième assassinat de Dessalines n’a pas eu lieu.

Jean-Jaques Dessalines a été assassiné, dans la matinée du 17 octobre 1806, au Pont-Rouge, entrée nord de Port-au-Prince.


Empereur et Chef du nouvel État d’Haïti, Dessalines était en conflit ouvert avec d’autres instigateurs de l’indépendance d’Haïti. Il revendiquait une meilleure répartition des richesses du pays que les principaux hauts gradés de la guerre de l’indépendance voulaient s’accaparer au détriment de la masse des soldats (anciens esclaves), qui se sont eux aussi sacrifiés, pour l’instauration d’Haïti, le 1er janvier 1804.


Les responsables de ce crime abominable de haute trahison, n’ont jamais été légalement identifiés voire condamnés. Au contraire, Dessalines n’avait pas droit à des funérailles. Ses restes amassés par Dédé Bazile, dite « Défilée la folle », ont été jetés dans une fosse improvisée au cimetière qui se trouvait au dos de l’église Ste Anne, au centre de Port-au-Prince.


Durant environ 50 ans, après son assassinat, il a été interdit de citer ouvertement dans le pays, le nom de Dessalines.


Il fallait attendre plus de 83 ans après son meurtre, pour voir ce qui restait du corps de Dessalines, soit mis dans une urne, sous la présidence de Florvil Hypollite (1889-1896).


Cette urne ne fut installée au Pont-Rouge, lieu d’assassinat de Dessalines, que 124 ans plus tard, sous la présidence de Sténio Vincent (1930-1941).


Récemment, 209 ans après, en 2015, à l’initiative de l’ancien Premier ministre Evans PAUL, sous la présidence de Michel Martelly, l’intersection à proximité du Pont-Rouge a été baptisée « Carrefour Dessalines » et un mémorial fut érigé, en l’honneur du père fondateur de l’État haïtien, en ce lieu tristement célèbre, par l’architecte Daniel Elie.


Les cérémonies d’hommages pour commémorer l’assassinat de Dessalines, ont toujours été déroulées successivement chaque 17 octobre au Pont-Rouge. Cette pratique est interrompue depuis 3 ans. En 2018 et 2019, pour éviter toute confrontation éhontée, le président Jovenel Moïse, était contraint de se recueillir devant le monument de Dessalines au MUPANAH.


Sous la menace combinée de forces hostiles à son pouvoir, le président Jovenel Moïse, cette année 2020, s’était une nouvelle fois obligé de saluer la mémoire de Dessalines au MUPANAH.


L’ironie du sort, la frange de l’opposition dite radicale, dénommée Secteur Démocratique et Populaire, à travers son chef de fil, André Michel n’a pas pu non plus se rendre au Pont-Rouge. Après avoir mis le président Jovenel Moïse en défi de se présenter au Pont-Rouge. Le Secteur Démocratique et Populaire, fut à son tour, menacé par le gang armé, G9 fanmi et alliés, de connaître un mauvais sort, s’il s’hasardait de s’aventurer au Pont-Rouge. De fait, cette frange de l’opposition, à l’instar du président Jovenel Moïse, s’est contenté dans un tohubohu, de déposer une gerbe de fleurs, sous la statue de Dessalines, dans le voisinage du MUPANAH au Champs-de-Mars. Fin


Servilius Jean Robenson


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