HAÏTI POLICE: DANS LE CONTEXTE DE LA COVID-19, LA PNH A CÉLÉBRÉ SES 25 ANS.

INDIS, dimanche 14 juin 2020.- En titrant la PNH a célébré ses 25 ans, nous voulons éviter de limiter l’histoire des forces de police en Haïti à l’histoire de celle en place actuellement. Précisons qu’il s’agit du 25eme anniversaire de la Police Nationale d’Haiti (PNH), instituée par la constitution de 1987, instaurée par la loi du 29 novembre 1994 et initiée le 12 juin 1995.

La PNH conçue pour garantir l’ordre public, à côté des Forces Armées d’Haïti (FADH), chargées de la souveraineté nationale, a dû jouer dès sa naissance les deux rôles. Au lieu de les compléter, elle a été obligée de supplanter les FADH, démantelées suite au retour d’exil du président Jean Bertrand Aristide, victime d’un coup d’état, perpétré par des officiers de cette armée qui ont établi pendant 3 ans, un régime putschiste sanguinaire.

La PNH a donc bénéficié depuis sa création de l’apport financier, matériel et technique de la communauté internationale, du gouvernement canadien en particulier qui a guidé la formation académique de ses différentes promotions.

PROTÉGER ET SERVIR constitue la mission essentielle de la PNH qui est à sa 30ème promotion. Lancée avec 358 agents, la PNH compte aujourd’hui, 16,941 policiers de tous grades, répartis dans ses différentes unités.

À défaut de la présence des FADH, réactivées symboliquement depuis depuis 2 ans par le président Jovenel Moise, la PNH la plupart du temps de son existence, a toujours soit co-habité avec des forces militaires étrangères, soit dominée par elles.

Née sous les auspices de la MINUHA (Mission des Nations unies en Haïti), des casques bleus de l’ONU, établie dans le pays de 1993 à 1996, la PNH a vu défiler la MANUH (Mission d'Appui des Nations Unies en Haïti) (1996-1997), puis la MITNUH (Mission de Transition des Nations Unies en Haïti) du 1er août au 30 novembre 1997 et la MIPONUH (Mission de Police des Nations Unies en Haïti) de 1997 à 2000, suivie de la MINUSTAH (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti) 2004-2017, sans oublier l’intervention des forces spéciales américaines, suite au deuxième renversement du président Jean Bertrand Aristide, le 29 février 2004, provoquant la déroute de la PNH face à la première dissension en son sein, occasionnée par la rébellion dirigée par l’ancien commissaire de police Guy Philippe.

La PNH a en dépit de la présence de ces différentes troupes étrangères assumé la principale responsabilité de garant de l’ordre public en Haïti . Elle a pu en dépit de ses énormes difficultés, éviter le pire et faire de son mieux.

Quelle soit remerciée.

D’autant plus qu’elle doit son existence aussi au sacrifice des centaines de ses membres, assassinés dans l’exercice de leur fonction, sans omettre les cas des dizaines d’autres, handicapés pour la vie, victimes de blessures.

L’un des anciens directeurs généraux de la PNH, Mario Andresol a déclaré il y a 3 ans que l’institution policière a donc perdu chaque année, depuis sa création, en moyenne, une cinquantaine de policiers. Ce qui porte à environ 1250, le nombre de vies emportées souvent par la violence des gangs armés au sein de la PNH.

Comme bien des corps de police dans d’autres pays, la PNH n’est pas exempte de scandales dans ses rangs. Des policiers pas des moindres sont souvent impliqués dans des crimes et associés à certains gangs. Certains d’entre eux sont écroués dans des centres pénitentiaires du pays. Quelques-uns de ses cadres dont 2 de ses anciens directeurs généraux ont purgé une peine aux États-Unis pour leur implication dans le trafic de drogues.

La PNH est arrivée dans une période où elle devait faire face aux nouvelles pratiques criminelles du kidnapping en Haïti.

La PNH est en butte depuis quelques mois à une grande controverse qui met en question sa raison d’être.

L’émergence du SPNH (Syndicat de la Police Nationale d’Haiti) d’une part, et celle du groupe (Fantôme 509) d’autre part, révèle une véritable casse-tête pour les autorités policières. Ce qui fait même considérer ces factueux comme des terroristes par des responsables du pouvoir politique.

Dans son discours de circonstance, à l’occasion de la célébration du 25eme anniversaire de la PNH, le directeur général de la PNH, Normil Rameau a dénoncé les agissements violents de ces deux groupes dissidents de la police.

Ils condamnent la violence qui ponctue leurs mouvements revendicatifs, entrepris selon eux pour réclamer de meilleures conditions de travail.

Les vies et les biens qu’ils sont censés sauvegarder, ont souvent été mis en péril par les actions délétères de ces soit-disant policières et policiers qui terrorisent la population à chaque fois qu’ils occupent violemment les rues, sous prétexte de réclamer leur droit.

C’est donc une PNH déchirée, affectée par les ravages de la covid-19, qui célèbre dans la douleur ses 25 ans. À l’évidence, elle mérite d’être réajustée et mieux considérée par les principales autorités du pays.


une police est nécessaire, voire indispensable dans une société, à condition qu’elle soit disciplinée et ordonnée.

À la grande majorité des policiers qui se sont montrés dignes d’appartenir à la PNH, INDIS exprime ses respects.

À la population haïtienne, INDIS recommande vigilance et indulgence pour les bons policiers et surtout solidarité avec eux. Ils sont là pour protéger et servir. Cependant, la PNH, pour nous protéger, doit être bien encadrée de tous.

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